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Pourquoi je n'arrive pas à le quitter ? Le lien traumatique : comprendre pour mieux s’en libérer.

18 juin
3 min de lecture

Bonjour, ici Naïma - fondatrice de Malowa.fr - et aujourd'hui je vais vous parler de "lien traumatique". J'accompagne souvent des femmes qui me disent :"Je sais qu’il me fait du mal, mais je n’arrive pas à partir." ; "J’ai honte, je retourne toujours vers lui, même si je sais qu’il ne changera pas."


C’est une réalité difficile à entendre, mais tellement courante : ce que vous vivez s’appelle un lien traumatique (trauma bonding en anglais). Et vous n’êtes pas seule.


Il me fait du mal... Pourquoi je n'arrive pas à le quitter ?
Il me fait du mal... Pourquoi je n'arrive pas à le quitter ?

Qu’est-ce qu’un lien traumatique ?


Le lien traumatique, c’est un attachement puissant qui se crée… envers celui qui vous fait du mal.Il mélange amour, compassion, confusion et peur. Vous vous sentez coupable, responsable de l’apaiser, persuadée qu’il va changer — alors même qu’il vous détruit.


C’est un cycle : "S’il m’aime, alors il m’abuse. C’est ma faute, je dois faire mieux."

Beaucoup de femmes ne réalisent même pas qu’elles sont dans une dynamique de violence.


Les signes d’un lien traumatique


Voici quelques indicateurs fréquents :


  • Vous vous sentez coincée, impuissante, mais vous restez.

  • Vous ne lui faites pas vraiment confiance, pourtant vous n’arrivez pas à partir.

  • Votre relation est « intense » mais douloureuse.

  • Vous croyez à ses promesses d’avenir meilleur.

  • Vous vous focalisez sur « ses bons côtés » en ignorant les violences.

  • Vous pensez pouvoir le sauver ou le changer.

  • Vos proches vous conseillent de le quitter, mais vous défendez votre relation.

  • Il vous déçoit encore et encore, mais vous continuez à espérer.

Si ces phrases résonnent en vous, il est probable que vous soyez dans un lien traumatique.


Pourquoi ça m'est arrivé à moi ?


Il existe plusieurs explications :


  • Les blessures d’enfance. Si vous avez grandi avec un parent violent, vous pouvez inconsciemment retrouver une forme de "familiarité" dans ce type de relation. Comme si votre cerveau espérait "rejouer l’histoire" et, cette fois, être aimée pour de vrai.

  • Le sentiment d’obligation. Certaines femmes se sentent redevables envers leur agresseur : il a été leur « premier grand amour », elles gardent l’illusion qu’il redeviendra celui d’avant.

  • Un mécanisme de survie. Comme dans le syndrome de Stockholm, certaines victimes s’alignent à leur agresseur pour éviter l’escalade de la violence. C’est un réflexe de protection, pas un choix conscient.

  • L’addiction aux “bons moments”. Le lien traumatique fonctionne comme une drogue : après chaque violence, l’agresseur offre parfois des moments d’attention ou de douceur. Ces « récompenses » déclenchent dopamine et adrénaline, et notre mémoire nous pousse à les rechercher… même si elles sont rares et destructrices.


Comment briser un lien traumatique ?


C’est un processus. Voici quelques étapes qui peuvent aider :

  1. Mettre de la clarté. Tenez un journal des violences (faits, paroles, menaces). Écrire noir sur blanc permet de sortir du brouillard et peut aussi servir de preuve.

  2. Demander de l’aide. Contactez une association, une avocate, un·e professionnel·le formé·e. On ne quitte pas seule une relation violente.

  3. Couper le contact. Une fois séparée, bloquez ses appels, ses messages, ses réseaux. Chaque interaction rouvre l’emprise.

  4. S’appuyer sur un réseau de soutien. Amis, famille, groupes de parole, communautés en ligne… Trouvez un espace où vous êtes entendue et crue.

  5. Poser vos limites pour l’avenir. Apprenez à reconnaître vos signaux d’alerte et à tracer vos frontières dès le départ dans vos futures relations.

  6. Vous faire accompagner. Le trauma relationnel se guérit dans la relation : thérapie, coaching, accompagnement spécialisé. À travers l'accompagnement Malowa, c’est exactement ce que nous faisons ensemble.



Un message pour vous...


Briser un lien traumatique n’est pas une question de volonté ou de force de caractère. C’est un conditionnement neurologique et émotionnel qu’il faut déconstruire pas à pas.


Je veux que vous reteniez ceci :

  • Vous n’êtes pas faible.

  • Vous êtes en survie.

  • Vous pouvez guérir.

  • Vous méritez un amour qui ne détruit pas, mais qui vous élève.


La méthode Malowa, c'est une coach et un.e avocat.e présent.e.s à vos côtés pour vous accompagner dans cette sortie de l’emprise. Parce que, oui : vous avez la force d’agir et le droit d’avancer.

 
 
 

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